Oublier Suzanne

 

 

il s’affale sur le clavier

la fulgurance du chapelet de notes l’apaise

 

espérer trouver l’inspiration dans la fadeur de l’aube naissante n’est pas dans sa nature ; au rai de lumière lactescent qui peine à trouer la crasse poisseuse qui plombe la dentelle du rideau, il préfère le lacis familier des moisissures qui colonisent le papier peint, là, juste devant lui, sur le mur où est adossé le piano

 

il écoute

dissonances infinies

le petit studio d’Arcueil est une cathédrale