Satie « le coeur » à barbe à l’hôpital Bretonneau

Lecture-spectacle intitulé  » Le cœur à barbe  »
Restitutions des ateliers de médiation culturelle (Éveil musical, danse et paroles).

Harpe : Claire Duchateau-Malzac
Danse : Luisella Avvinti-Chafik
Lecteur : Philippe Bertin

Nous vous donnons rendez-vous le :

vendredi 28 juillet à 15 h à la salle de spectacle de l’hôpital Bretonneau
23 rue Joseph-de-Maistre – 75018 Paris

Gratuit

Avec la participation des résidents : Huguette, Josiane, Lucette, Etienne, Louis, Etienne, Pierre, Andrée, Liliane, Marie-Jeanne et Jacqueline. La bienveillance des animatrices : Stéphanie et Rose-Mary et d’Evelyne Menaud, référente culturelle.

CONTACT
Philippe BERTIN
06 69 77 75 68
http://sh1.sendinblue.com/ngv3xhk94c.html?t=1500617451

Avignon : Sketchs Montmartrois pour 4 mains et 2 bouches

Satie, Sketchs Montmartrois, musique sous-titrée pour 4 mains et 2 bouches interprétés par Jean-Nôel Dubois et Ludmilla Guilmault, pianistes drôles et atypiques, autour des œuvres d’Erik Satie, Maurice Ravel, Debussy……
Si vous aimez rire, chanter et vous divertir dans ce Paris de la Belle époque avec la belle excentrique à 4 mains illustrée magistralement par ces 2 virtuoses du piano.

 »Ces Devos du clavier non tempéré auraient sans doute plu à Satie  » le Pariscope »’.  » Quatre mains féeriques » Didier Blons, Radio Albatros (2017)

Festival OFF AVIGNON

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Le compositeur du silence

 

La postérité réduit souvent les artistes les plus inventifs à leurs œuvres les plus aimables. Tel est le sort du compositeur Erik Satie, un siècle et demi après sa naissance. Ses célèbres et soyeuses « Gymnopédies », qui meublèrent tant de génériques, reflètent mal la personnalité abrasive de ce communiste de la Belle Époque.

Il est troublant de dresser le portrait d’Erik Satie (1866-1925) ; il est délicat de faire le tour de sa personnalité. Il résiste, fait des blagues, vous tourne le dos et rentre toujours à Arcueil s’enfermer dans son gourbi où personne n’est admis. L’évoquer est un exercice inquiétant d’équilibriste. De qui parler ? Du jeune homme révolutionnaire en costume de velours ou du Satie définitif en costume de notaire ? Du Satie qui, à pied toujours, se rendait chez les Noailles au faubourg Saint-Germain ou de celui qui, à Arcueil, « se couchait dans le fossé et faisait l’ivrogne (1) » ? Du pianiste du cabaret Le Chat noir ou de celui du patronage laïque d’Arcueil-Cachan ? Et puis, il y a ses dessins, il y a ses écrits, il y a les Vexations à répéter 840 fois de suite. Il dit : « Pour jouer ce motif, il sera bon de se préparer au préalable, et dans le plus grand silence, par des immobilités sérieuses. » Bien. Quinze heures de musique, que John Cage et neuf autres pianistes joueront pour la première fois en 1963.

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Film : Satan Satie

L’œuvre d’Erik Satie est au cœur de la musique moderne. Mais qui était Satie? Un génie insaisissable ou un misanthrope visionnaire? Le film tente de brosser un portrait-robot du musicien à travers ses notes et les lieux où il a vécu. Les musicologues s’accordent en général à dire que la musique de Satie est habitée de vides et de trous. Les longues pauses entre deux passages musicaux sont des structures musicales en soi; aussi, les cinéastes ont-ils créé un univers dissonant à la Satie, qui mêle espaces vides et passages éloquents. Telle une fleur mystérieuse visible uniquement pour ceux qui ont envie de se laisser emporter par son charme, le film se déroule peu à peu à travers des associations mentales et des juxtapositions créatives. Il n’y a pas de réponse dans l’univers habité par les fantômes des créations de Satie. Formes architecturales, souvenirs de désirs et actes d’orgueil créatif rivalisent pour créer un nouveau monde, qui est en fin de compte l’image d’un principe de plaisir nouveau et plus séduisant. Satan Satie est un film qui repousse les frontières du cinéma.

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