Du côté d’une indication de jeu d’Erik Satie

Lecture musicale « Du côté d’une indication de jeu d’Erik Satie »

Au cœur de l’atmosphère vivement colorée du monumental vitrail « Joie » d’Auguste Herbin, nous vous invitons à vivre un moment aussi intime que poétique.
Vous assisterez à une lecture « slamée » et musicale proposée par Karim Feddal (artiste) et Pierre Nguyen (pianiste et professeur au Conservatoire de Lille), organisée en partenariat avec La générale d’imaginaire de Lille.

Dimanche 5 mars 2017
Devant le vitrail « Joie » d’Herbin à 15h

Adresse :
Musée départemental Matisse
Palais Fénelon
Place du Commandant Richez
BP 70056
59360 Le Cateau-Cambrésis

Activité gratuite.

Théâtre : Erik Satie ou l’inconnu d’Arcueil

Quand on évoque ce compositeur, la plupart des gens vous citent les Gymnopédies, les faux cols, les parapluies, et sa « dinguerie » fantaisiste.
En fait, Satie a été le précurseur de la plupart des grands courants artistiques du 20e siècle : de l’impressionnisme au néo-classicisme, en passant par le dadaïsme, la musique atonale, le minimalisme et le théâtre de l’absurde. Il a initié ces mouvements sans avoir jamais adhéré à aucun d’entre eux.
Cet humble orgueilleux, a toujours pris soin de brouiller les pistes. Sa pudeur et son hypersensibilité l’ont amené à se créer un personnage, à s’entourer de mystère, et à se choisir, au milieu des humbles, une retraite dont il refusait l’accès à qui que ce soit. soucieux de ne jamais se répéter, il a obstinément cherché à débarrasser sa musique de tous les stéréotypes en vogue. Toujours plus de simplicité, telle fut sa quête, inlassablement.
Son honnêteté et son intransigeance lui firent dédaigner l’amour, l’argent et tous les compromis. Et s’il est dur d’être incompris de son vivant, la postérité lui a donné, et lui donnera, raison. c’est cette justice que nous voulons lui rendre.
Et, plus qu’une évocation biographique, notre création s’attache à restituer l’esprit du « pauvre musicien d’Arcueil », le style si particulier de ses écrits et son humour qui, chez lui, est vraiment la politesse du désespoir.
Erik Satie avait écrit : « le baron Méduse, c’est mon portrait, mon portrait en pied ». Notre pièce se voudrait, en hommage au « gymnopédiste », une peinture anarchique en trois dimensions, un hologramme cubiste de ce pré-dadaïste, dont on ne cessera jamais de pouvoir faire le tour. Et c’est tant mieux !
Jean O’Cottrell

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A écouter : Harmonies

 

Joana Gama aime Satie au point de célébrer au piano le 150ème anniversaire du compositeur avec une tournée dans plusieurs villes européennes.

Véritable ambassadrice d’Erik Satie au Portugal, Joana Gama enchaine aussitôt l’enregistrement de l’album « Harmonies » accompagnée de Luis Fernandes pour la partie électronique et Ricardo Jacinto au violoncelle.

Inspiré de l’univers de notre Gymnopédiste l’ambiance minimaliste et apocalyptique nous entraîne dans les ruines de la musique aux sonorités chaotiques, mais le piano de Joana Gama est toujours présent pour nous ramener vers la douceur et l’évocation d’Erik Satie, quelques notes surgissent et nous laissent plein de désespoirs agréables.

Rien de brutal, rien de trop surréaliste, les titres s’enchainent en forme d’Harmonies et d’hommage réussit. Belle curiosité. Une référence.

 

L’album : http://amzn.to/2js9001

 

 

La famille Veyssière, gardienne de la mémoire d’Erik Satie

Elle a beau prétendre que sa mémoire lui joue des tours, les anecdotes d’Annette Le Bonhomme-Veyssière à propos d’Erik Satie sont étonnamment précises. Au point, parfois, d’en faire oublier à son interlocuteur que le célèbre pianiste et compositeur est mort il y a quatre-vingt-onze ans !
Si cette habitante de Cachan en sait aussi long sur le musicien, dont a célébré le 150e anniversaire de la naissance tout au long de l’année, c’est parce que son grand-père l’a bien connu. Au début du XXe siècle, Léon-Louis Veyssière vivait en effet au 11, rue de Cauchy, à Arcueil. « Erik Satie, lui, habitait la maison dite « des quatre cheminées », au numéro 22, raconte Annette Le Bonhomme-Veyssière. Durant la guerre de 14-18, à chaque alerte, il venait frapper chez mes grands-parents, et disait : « Je viens mourir chez vous ». Ce à quoi ma grand-mère répondait : « Profitez-en pour venir manger le pot-au-feu ». »

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