Quels interprètes écouter ? Marcela Roggeri – Satie pièces pour piano – Piano Works

Marcela Roggerie Satie

Il y a quelques temps Ornella Volta m’a offert le CD de Marcela Roggeri en me disant que cet enregistrement est de bonne qualité. Depuis sa sortie en 2008 et après des heures et des heures d’écoute j’en suis convaincu, cet ensemble de compositions de Satie est pour moi l’un des meilleurs, Marcela Roggeri interprète avec une sensibilité incroyable et une justesse régulière la plupart des titres et plus particulièrement ceux exécutés avec lenteur et tendresse, Les Noctures, les Gymnopédies peuvent nous arracher des larmes, l’interprète nous offre également quelques enregistrements audacieux et plus rythmés en public. Toute la palette d’émotions du Maître d’Arcueil nous est proposée, tendre ou moqueur, triste ou rieur, Marcela Roggeri rend un bel hommage à notre compositeur et nous offre un réel bonheur.

 

Les conférences de l’Orangerie

Conference Satie

Dans le cadre des commémorations du centenaire de la première guerre mondiale, Le Liba théâtre et le Conservatoire à Rayonnement Départemental proposent, Jeudi 12 février à 20h à l’Orangerie, une lecture musicale autour de la personnalité attachante et fantaisiste d’Erik Satie. Entrée libre, mais réservation obligatoire !
Les comédiens du Liba Théâtre liront la correspondance du compositeur pendant la guerre au son des instruments des Grands Elèves du Conservatoire à rayonnement départemental de Cachan.

Fantaisiste, surprenant et poétique, le monde d’Erik Satie revécu à travers sa musique, ses textes et sa vie quotidienne.

Témoin ce souvenir d’enfance évoqué par André Veyssière à l’époque où Erik Satie habitait Arcueil :

« Pendant la guerre de 14, à toutes les alertes, nous avions la visite de Satie. Sitôt qu’il y avait une alerte, quelques minutes après, il y avait un petit coup discret à la porte : toc toc toc. Alors mon père disait :

– Ça, c’est Satie.

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Blaise Cendrars, la banlieue de Paris

cendrars

« De l’allée des Veuves aux Pavillon des Délaissés, l’écart n’est que d’un petit siècle, et malgré la longueur du trajet par les souterrains, cet écart était absorbé si je m’enfournais avenue Montaigne, où j’habitais, dans la bouche d’un grand collecteur, avec mes amis, les égouttiers, pour émerger dans les anciennes carrières de Montrouge, porte d’Orléans, sortant des catacombes sans âge de Paris pour m’engager dans cette sente tortueuse, également sans âge (en somme, le tracé sud des Romains, leur voie d’invasion) qui traverse les terrains vagues chers aux campements gitanos, en direction d’Arcueil, où je pensais pouvoir surprendre un jour Erik Satie chez lui.

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