
à 18 h 66 Satie étant né en 1866
Soit 19 h 06…
33 minutes de programme (66 : 2 = 33)
Le site du compositeur Erik Satie

150 ans après sa naissance, le compositeur fait toujours l’objet de débats enflammé. Et d’une biographie passionnée, signée Romaric Gergorin.
« Gnossiennes », « Gymnopédies », « Trois morceaux en forme de poire »… des titres singuliers, comme l’était la vie d’Erik Satie, ce défricheur de la musique moderne. Ami et grand rival de Debussy, mais aussi de Maurice Ravel sans qui Satie n’aurait jamais connu la postérité, le compositeur mort en 1925 était l’objet de nombreuses controverses. Près d’un siècle plus tard, un conseiller FN de la mairie d’Arcueil – berceau de l’œuvre de Satie, qui s’y était isolé pendant de nombreuses années – a relancé le débat en le qualifiant de « médiocre », « alcoolique », « hypocrite », « lâche » et « illuminé ». Auteur d’une récente biographie de l’artiste, Romaric Gergorin y répond point par point… :
Paris Match. Récemment, un élu du Front National d’Arcueil a dit d’Erik Satie qu’il était « médiocre ». Qu’est-ce que cela vous évoque ?

« Les Gourmandises d’Erik Satie » est une invitation au voyage sur une terre fertile en émotions : celles des grands espaces.
Ce compositeur « Gymnopédiste – Phonométrographe » et poète insolite déroute ses contemporains et fascine par son inventivité et son espièglerie musicale.
Clément Griffault et Pascale Bessard, l’un au piano, l’autre aux mots, se répondent et inventent ensemble une façon poétique de saluer ses talents multiples.

Puisqu’il fut levé par Le Parisien un 1er avril, on a d’abord cru que ce lièvre aurait un goût de poisson – mais c’était plutôt un poison. La scène se passe à Arcueil, commune du Val-de-Marne mondialement célèbre pour avoir compté parmi ses administrés un certain Erik Satie. Les liens entre l’excentrique musicien et la ville où il est enterré étaient d’ailleurs si forts, qu’ils donnèrent naissance, en 1923, à « l’école d’Arcueil », regroupant quelques-uns de ses plus fervents disciples.
Or, le 31 mars dernier, l’ordre du jour du conseil municipal comportait une délibération sur le cent cinquantième anniversaire du « monsieur compositeur d’Arcueil », ainsi qu’il se désignait parfois – anniversaire que l’on célèbre ce 17 mai. A priori, pas de quoi s’écharper. Sauf qu’au lieu de tresser des couronnes à la gloire locale, un représentant du Front national a préféré lui tailler un costard. Denis Truffaut – c’est son nom – a même rhabillé pour l’hiver ce pauvre Satie, le traitant de « lâche », « hypocrite », « médiocre », « illuminé ».
« Citant le site Wikipédia », raconte Le Parisien, l’élu a brocardé l’auteur des Gymnopédies sous prétexte qu’il « s’est fait réformer, qu’il a été renvoyé du Conservatoire […], qu’il a créé un thème où le motif musical est reproduit 840 fois [les fameuses Vexations] ». Avant d’ajouter : « Pour moi, ça n’est pas un exemple à célébrer. Je refuse que l’argent public serve à honorer un membre du Parti communiste alcoolique [sic]. »
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…La Butte Montmartre attira les artistes, à partir de 1870, par sa lumière, son charme champêtre et ses bas loyers mais aussi par l’effervescence artistique de ses cabarets. Des artistes venus de divers pays s’y installent ainsi que des musiciens et des poètes, à l’image d’Erik Satie.
Venu de Honfleur en 1887 s’installer au 6, rue Cortot, le compositeur sera mis à l’honneur dans une salle qui lui sera dédiée et tracera le portrait montmartrois du musicien, au travers d’une sélection d’œuvres et de documents dévoilant son discours musical,
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http://www.museedemontmartre.fr/expositions-temporaires