il s’affale sur le clavier
la fulgurance du chapelet de notes l’apaise
espérer trouver l’inspiration dans la fadeur de l’aube naissante n’est pas dans sa nature ; au rai de lumière lactescent qui peine à trouer la crasse poisseuse qui plombe la dentelle du rideau, il préfère le lacis familier des moisissures qui colonisent le papier peint, là, juste devant lui, sur le mur où est adossé le piano
il écoute
dissonances infinies
le petit studio d’Arcueil est une cathédrale


